BD par Iac
David Boriau et Steven Dhont
SILENT ROSE tome 1 Six notes sous terre
EDITIONS DRAKOO
Rose et son frère Bass, sourd et muet mais doué en dessin, sont emmenés par un photographe itinérant jusqu’à la ville de Flagstone.
Mais la ville n’est plus qu’un amas de cadavres et il semble que les habitants se soient entretués. Ils décident de poursuivre jusqu’à la cité de Tuco, s’opposant à un shérif hostile quand un étrange pianiste débarque. Silent Rose s’avère être une légende dans sa communauté, qui s’avère nécessaire pour vaincre une malédiction liée à un rituel cheyenne et des drames anciens.
C’est étrangement agréable, mais nous avons le sentiment d’avoir toujours connu ce personnage de Silent Rose qui nous est familier, impression sans doute liée à la vigueur du style, un ton inventif nous plaçant dès la première page au cœur d’une action et le passé des protagonistes.
Superbe travail graphique dans sa domination, notamment sur l’emploi des mains, et une mise en scène habile autant qu’inspirée reposant parfois sur une déstructuration de planches.
Willy Lambil et Fred Neidhardt
Couleurs Leonardo
LES TUNIQUES BLEUES tome 70 Les Bleus sur la corde raide
EDITIONS DUPUIS
Traveller le cheval du général Lee, se prend d’affection Pour Arabesque l’emmenant avec lui. Quand le caporal Blutch récupère sa jument dans le camp ennemi, Traveller la suit, au grand dam du général incapable de poursuivre le combat. Les événements qui s’enchaînent seront autant inattendus que surprenants…
Soixante-dixième album !
Une série d’humour, signée à l’origine en 1968 par Salverius et Cauvin dénonçant inlassablement la guerre, créant toujours autant d’euphorie pour le lecteur, et le terme n’est pas exagéré.
Le graphisme de Lambil dans sa souplesse d’expression est au sommet de son art.
Au delà du cheval de l’un des deux personnages principaux, c’est un joli hommage à un animal mystérieux, essentiel de nos Westerns, si honteusement sacrifié pendant les guerres depuis l’Antiquité.
De la race Saddlebred, originaire du Kentucky, de robe grise, Traveller mesurait 1,65 mètre au garot et a porté son maître lors de huit campagnes, notamment lors de la bataille des Sept Jours près de Richmond en 1862, seconde bataille de Bull Run, Fredericksburg, Chancellorsville, Gettysburg, Petersburg, Antietam, la campagne de la Wilderness et celle de Spotsylvania. C’est enfin lui, le fidèle, qui conduira Lee à Appomatox pour la signature de la reddition.
À la mort du général, Traveller suit son cercueil, portant les bottes de Lee inversées dans les étriers. Un an plus tard, il meurt à son tour. Sa tombe connaîtra plusieurs profanations et en 1971, ses restes seront placés dans un coffre en bois encastré dans le béton,
à l’université de Lexington en Virginie, à quelques pas de la crypte familiale où repose Robert E. Lee. Sa plaque en marbre ou est gravé : « Traveller 1857 1871 » est régulièrement honorée. On y laisse volontiers une pomme.
Quant au général Lee, il était un homme d’honneur.
D’après Edward Abbey
Jean-Baptiste Hostache
LE GANG DE LA CLEF A MOLETTE
EDITIONS LE LOMBARD / GALLMEISTER
Un quatuor improbable et hétéroclite se cherche une conscience écologique et un militantisme à coups de hasard. Révolté par ce que le Colorado et les espaces naturels sont devenus, Hayduke le vétéran du Vietnam expert en jurons, Seldom guide touristique et mormon, la tempétueuse Bonnie et le Doc qui assure la logistique, décident de faire sauter le barrage de Glenn Canyon. Mais pour ces apprentis terroristes, il convient de s’exercer. Alors ils sabotent les bulldozers sur des chantiers, remplissant les réservoirs de sucre ou les font plonger dans la rivière. « le gang de la clef à molette » aidé d’un peu de dynamite, fait sauter des ponts, sévissant entre Utah, Arizona, Colorado ou Nouveau Mexique.
Un très ambitieux projet où l’auteur ne réussit pas seulement à donner vie à des personnages, rapidement et tout autant nettement esquissés, nous faisant rire parfois entre des dialogues caustiques et des situations qui le sont tout autant, unissant le 9° Art à une légende de la littérature des grands espaces, nous permettant de retrouver les élans de l’écrivain dans un évident respect de l’œuvre initiale, posant de multiples questionnements sur la vie est ses implications.
Edward Abbey (1927-1989) est garde de parcs naturels notamment à Arches National Park, près de Moab en Utah dans les années cinquante, avant les Everglades en 1965. Très vite il dénonce les effets dévastateurs de l’industrie sur la nature, sans doute pas plus pris au sérieux qu’un homme venu, il y a longtemps, présenter un verre d’eau à la télévision française lors d’élections présidentielles…
Il est l’auteur de nombreux essais et, on l’oublie, en 1956 de « The Brave Cow-Boy » traduit en 2015 par Gallmeister sous le titre de : « Seuls sont les indomptés », que David Miller avait transformé en classique du Western moderne (1962) avec Kirk Douglas et Gena Rowlands.
Puis il écrit son roman en 1975 (The Monkey Wrench Gang) d’abord débaptisé chez Stock : « Ne meurs pas, ô mon désert » en 1997, avant de retrouver son titre, préfacé par Robert Redford, chez Gallmeister en 2006.
Secrètement enterré dans le désert d’Arizona, peut-être vers Cabeza Prieta, à l'ouest de Tucson, je suis certain que le fantôme du « Thoreau de l’Ouest américain » erre encore dans ce décor qui l’a pétri.
Quant à ce volume de 309 pages, finement mis en couleur, il est une revanche sur l’époque où l’on opposait BD et littérature… introduisant une nouvelle forme de lecture.
« Peu importe que nous ayons trouvé de l’or véritable ou de l’or des fous. L’aventure réside dans la quête. »
Edward Abbey
Philippe Thirault et Gilles Mezzomo
Couleur Céline Labriet
LEE HORN le fantôme de Wounded Knee
EDITIONS GLENAT
En 1890, le jeune Cri-De-l’Aigle est l’un des rares survivants du massacre de Wounded Knee. Jeune orphelin blanc élevé par les Sioux il voit périr tous les siens, affronte le lieutenant Norton avant qu’un terrible drame ne lui fasse perdre la mémoire. Recueilli par Thelma et Marcus, couple de fermiers noirs, il connaît de belles années avec le jeune fils du couple, dorénavant nommé Lee Horn aux yeux du monde. Betty va éveiller son attachement mais l’armée semble la seule porte de sortie, lui faisant faire face à nouveau à Norton, devenu colonel pendant la guerre des Philippines.
Les auteurs nous avaient déjà offert « Hacendado » en 2023, avec cette mise en relief d’une couverture annonçant le souffle mémorable d’une histoire hors du commun, mais il m’a paru nécessaire d’éviter de tout raconter, posant la question des éléments que je pourrais révéler.
Superbe graphisme plein de finesse dans sa clarté lumineuse, associé à une maîtrise de l’ellipse temporelle dressant une fresque d’une rare élégance.
Certaines narrations semblent portées par une force intérieure. Celle-ci respire le souffle épique du destin. Magnifique et tragique.
Fred Duval et Brada
Couleur Elvire De Cock
LA BELLE RIVIERE Tome 3 Ohio
EDITIONS DELCOURT
L’ancien pirate Jacques de Lestac et sa fille, Marie, ignorant qu’il est son père persuadée avoir été adoptée par la famille des La Tour. Loutre, Indienne déterminée qui veut retrouver le père de ses enfants, Loup, qui avait sauvé Marie quatorze ans plus tôt.
Un officier déserteur, ancien compagnon de piraterie qui veut mettre la main sur le magot de Jacques. Si on ajoute un jésuite à demi fou, cela donnera une idée de ce microcosme poursuivi par les Hurons, en pleine guerre entre Français et Anglais puisque nous sommes en 1754.
Une solide mise en scène dans les reflets de la forêt et de la rivière Ohio, à bord d’un keelboat (bateau à quille), avec en toile de fond les liens familiaux, qu’ils soient de sang ou d’adoption, conclusion d’un triptyque et la chronique d’une communauté de personnages balayés comme des cailloux par la lave de la guerre, nous rappelant la grande histoire de l’Amérique française.
Romuald Sciora et Bastien Bertine
AMERICA Tome 1 Né dans le sang
EDITIONS POINT NEMO
A Philadelphie à la veille du 4 juillet, un prof d’Histoire, une avocate navajo, un chauffeur uber et une serveuse évoquent la chronique des Etats-Unis, apostrophant le lecteur tout en explorant les grands événements, remontant jusqu’aux premiers peuples.
Derrière l’image des mythes fondateurs, dans un style de dessin de presse, les rivalités religieuses et la révolte contre des taxes jugées injustes à la naissance de grandes idées, pour un pays qui émerge vraiment en 1783 et une constitution dont l’élaboration a tardé, temporisant sur l’esclavage.
L’Amérique n’aime pas les faibles et saisir le sens des choses peut prendre une vie, comme le montre ce récit graphique érudit, critique et sans concession, laissant la parole à quatre amis lors de bonds temporels, interpellant des personnages célèbres et de ce qu’il est advenu de leurs aspirations, comme le Quaker William Penn ou Lafayette.
L’éducation ou la mécanique du pouvoir sont aussi au cœur de la narration dans un débat moderne conférant à l’ouvrage un ton inhabituel, laissant parfois hurler un podcasteur en caricature agressive.
D’aucuns paraissent faire une fixation sur un président inculte, outrancier, aux réactions enfantines dont le seul intérêt est de jouer au golf, oublieux que les hommes ne font que passer.
Esther Gil et Laurent Paturaud
AMERIQUES
EDITIONS DANIEL MAGHEN
En 1781, le chevalier du Buysson rentre en France et raconte pourparlers et tribulations des délégués américains venus chercher des volontaires, concrétisation du projet avec un Louis XVI pas vraiment pour, mais tout de même satisfait d’une revanche contre les Anglais après la guerre de 7 ans, sous la poussée du comte de Broglie et de Vergennes.
L’accueil, au départ, pas vraiment extraordinaire de la part de ces Américains voyant dans ces officiers français des aventuriers exaltés.
Puis c’est Valley Forge et l’épuisant hiver 1777, avant le traité d’alliance avec la France en février 1778..
Cinq années ont passé après Yorktown et si le chevalier n’y a pas participé, prisonnier après la défaite de Camden, en 1789 il tente avec difficulté de retrouver un poste dans l’armée française.
Sa mort reste sujette à controverses, présentée ici lors d’un duel, mais on dit qu’une ancienne blessure aurait pu lui être fatale.
Soit, c’est l’Histoire et les deux cas sont honorables
Bien sûr on pense au lointain film de Jean Dréville : « Lafayette » (1962), et les vrais cinéphiles reconnaîtront derrière le personnage du général Cornwallis, l’acteur Jack Hawkins (1910-1973) interprète du rôle.
Le graphisme est élégant, le trait fort ceignant les personnages, les fortifie tout en apportant mystère et profondeur que la mise en couleur renforce. Un style old time qui m’évoque parfois celui de Howard Pyle (1853-1911), s’appuyant sur un scénario exemplaire par sa capacité à englober les événements dans une expression dynamique.
Lors de son premier voyage vers l'Amérique en avril 1777 à bord du navire La Victoire, le marquis de Lafayette emmenait avec lui une trentaine d'officiers, bien avant l'arrivée d’un corps expéditionnaire français de 6000 hommes, commandé par Rochambeau, dont certains ne resteront que quelques mois en Amérique avant de retourner au pays. Charles-François du Buysson des Aix a passé, lui, plus de quatre ans sur le continent américain. Il est donc le narrateur de l’histoire, frère d’armes de Lafayette depuis le régiment de Noailles à Metz.
Le dossier historique clôturant l’album, auquel un descendant du chevalier du Buysson a contribué en ouvrant ses archives, témoigne du sérieux d’un splendide ensemble permettant à la BD de rappeler le souvenir de ces Français, sans lesquels les Etats-Unis ne fêteraient peut-être pas leurs 250 ans…
Serge Perrotin et Marc Bourgne
Couleur Bruno Tatti assisté de Thomas Levadoux
BIG SKY
EDITIONS GLENAT
A l’orée de l’hiver 1884, sur les berges de la Owl River, la jeune Clara découvre un homme gisant dans la neige. Nu et sérieusement blessé il est soigné par la famille, sa jeune soeur Elizabeth chargée d’aller chercher le docteur. On ne sait si l’homme qui reprend peu à peu conscience, visage défiguré par des cicatrices, est Blanc ou Blackfoot, jusqu’au jour où l’apparition de deux cavaliers va réveiller bien des secrets.
L’auteur de : « Lance Crow Dog » et celui de : « Le sentier de la guerre », nous offrent une histoire à la fois grandiose dans le reflet des grands espaces du Montana « pays du grand ciel » d’où son surnom, et intime entre drames et vérités cachées.
Comme le cinéma, la BD ouvre l’horizon, le regard emmené par un graphisme délicat, soutenu en complicité par une magnifique et subtile mise en couleur douce qu’il convient de souligner.
Et pour les connaisseurs, la silhouette de « l’Attrapeur d’ombres » : Edward Sheriff Curtis.
Loïc Sécheresse et Alexandre Chenet
BILLY THE KID
EDITIONS CASTERMAN
Surgi de nulle part, le jeune Billy cherche du travail et se fait engager comme homme de main. Le début d’une chevauchée où l’inopiné va autant compter que l’improvisation.
William Henry McCarty nommé encore William Bonney encore connu sous d’autres alias, né, peut-être en 1859, a laissé dans l’histoire du Nouveau Mexique et la guerre du Lincoln County, une solide réputation de pistolero.
Toute son existence fait l’objet de controverses, le seul élément tangible restant celui de la date de sa mort, le 14 juillet 1881. Et encore, de cela plus personne n’est vraiment certain.
Si le livre de Pat Garrett sur l’histoire du Kid leur a servi de catalyseur, le sous-titre de l’album : « L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs », donne une indication de perspective des auteurs sur la construction d’un mythe de l’Ouest sauvage. Reprenant l’humour du burlesque américain assaisonné d’humeur caustique, dans un graphisme vitaminé laissant deviner la rapidité du geste que l’aquarelle en couleurs directes vient équilibrer, mouvement insufflé dont on apprécie la vivacité offrant de la vigueur à un ensemble ambitieux. Les dialogues où l’ironie le dispute à des réparties percutantes, donnent une nouvelle dimension au personnage et curieusement ce sentiment de poésie avec un je-ne-sais-quoi d’émouvant.
Nous connaissons tous le récit de vie de ce garçon un peu paumé, pris dans une histoire qui le dépassait. De nombreux films nous ont familiarisé sur des relations de loyauté, de trahison, les noms de Chisum, Tunstall ou Mc Sween. Dans un rapport de lutte de classes, le duo s’attache à la création de la légende, manière John Ford, autour de récits populaires colportés par ceux qui racontent, sans avoir forcément connu le personnage.
Un album de 225 pages, résultat de recherches passionnées.
Vous pouvez également voir sur Youtube le concert dessiné : « Tularosa » (2024), né de la rencontre avec les musiciens Adrien Legrand, Inaniel et Loïc Sécheresse, connectant musique et dessin autour d’une histoire se déroulant en 1880 au Nouveau-Mexique, où il est question d’un cheval...
Chris Condon et Jacob Phillips
Assistance Couleur Pip Martin
LE MASSACRE DU GANG ENFIELD
EDITIONS DELCOURT
1875, à Fort Lehane au Texas, la banque de Bill Barley est braquée à trois reprises en trois mois par Montgomery Enfield, chef d’une bande de hors-la-loi.
Le maire réunit la population et si le shérif Edgar Ardesty, est remis en cause quant à son efficacité, celui-ci tente de réprimer les mouvements de justice expéditive.
Ce n’est pas le cas d’un ancien Texas Ranger, le capitaine Ely lequel assisté d’un ramassis de coupe-jarrets se prépare à traquer le gang, quand on annonce l’assassinat du banquier.
Aventure dérivée, parue en 2024 aux Etats-Unis, de « Texas Blood » (un seul volume publié sur trois) nous ramenant à Ambrose County, mais cette fois dans son passé et l’entremise d’un bonimenteur de cirque sur l’Ouest sauvage.
Une allure cinématographique dans un format panoramique, des gros plans, plans américains ou éloignés, les planches découpées en trois ou quatre bandes.
Des dialogues vifs et un récit entrecoupé, pour chaque chapitre, d’une double page de texte sous la forme d'un article de presse, offrant son aspect réaliste à la narration.
Après « Texas Blood » en 2021, le duo revient avec une histoire âpre et violente quasi tarantinesque.
Stéphane Piazsezk et Fabrice Meddour
LA VIE EXTRAORDINAIRE D’ARIZONA JOE
Tome 2 le clochard de Wall Street
EDITIONS GRAND ANGLE
Nous avions laissé Newland Arrow, alias Arizona Joe, se résoudre à reprendre le harnais familial et poursuivre le travail dans la banque de son père. Les exigences de Wall Street sont oppressantes, et le besoin de liberté se faisant à nouveau sentir, régulièrement ramené par le fidèle et discret Edgar, Newland retourne vers la vie des hobos, empruntant des trains de hasard, mais les trimardeurs sont désormais organisés pour affronter le pouvoir. Il prend sous son aile, un gamin des rues, Butch qu’il va faire grandir et retrouve Sadie toujours sur un mauvais coup.
Une histoire pleine de violence, atypique dans sa narration et le choix de son personnage, dans un graphisme sépia éthéré convenant à une ambiance de rêve qui se terminera tragiquement.
Philippe Pelaez et Francis Porcel
DOLLARS DE GUERRE
EDITIONS GRAND ANGLE
Sous la fausse identité du sergent Edmund Closeshot, Ferdinand Tirancourt revient en France sous l’uniforme américain, à la suite de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917.
Mais son évasion du bagne de Guyane tout comme son action au Mexique, sont connus d’un officier français, le contraignant à escorter deux soldats chargés d’empêcher les Allemands d’avoir accès aux communications des alliés : Virgil Fleetwood un afro-américain de la Nouvelle-Orléans et Talako Folsom un Indien choctaw de Louisiane.
Ironie de la situation, c’est en langue indienne que les messages seront désormais transmis, alors que l’on interdisait à Talako dans son enfance de s’exprimer dans sa propre langue.
L’amertume traverse ce récit au graphisme autant expressif que fin, dont texte et dialogues n’ont rien à envier en qualité.
Basé sur des faits réels et le souvenir de lieux effroyables où tant sont tombés, comme le terrible Bois Belleau.
Probablement le plus bel album de la série.
Christian Rossi
COMANCHE TRAIL
EDITIONS CASTERMAN
Pour retrouver les siens, après voir été puni de bannissement, Woan croise sur sa route un petit groupe de Comanches, qui refusent de lui restituer son cheval qui s’est échappé.
Plus tard, il se joint à des Apaches mescalero qui s’enfuient du camp comanche de Quanah, les frères emmenant leur sœur, Petal, femme du chef, mutilée pour avoir été infidèle, mais ils sont poursuivis par Quanah Parker et ses guerriers.
J’ai découvert l’auteur avec « le Chariot de Thepsis », une impression d’originalité dans le ton qui ne se démentira jamais.
Puis naîtrons : « Jim Cutlass » et « W.E.S.T. », mais avec « Golden West », l’auteur confirmait son intérêt pour l’authenticité, la médiation d’un trait réaliste, des encres de couleur acryliques laissant la part belle aux paysages, ajouté à un très beau travail sur les mouvements et la lumière que, déjà, l’illustration de couverture laisse présager dans une élégance d’allure.
Ici, nous retrouvons le jeune Woan, sur le point de rejoindre les siens à la fin de « Golden West »(2023), proscrit pour un temps en punition de n’avoir su empêcher un frère imprudent d’être tué par un ours.
Histoire singulière se déroulant sur une intonation parfois mystique.
Quelques Blancs sont brièvement entrevus, mais c’est surtout la guerre intertribale composant le sens de la narration, traitée à la fois dans une expression ethnologique et mythologique.
Les Apaches d’Arizona du Nouveau Mexique ou du Texas, venus du Canada vers 1200, se voyaient composer de différentes bandes : Mescalero, Coyotero, Bedonkohe, Jicarilla, Tonto, Yavapai ou White Mountain.
Gino d’Antonio
LA CONQUÊTE DE L’OUEST Tome 2 Texas
EDITIONS PAQUET
Dans son format pocket (13 x 18 cm), « la Route de l’Ouest » publié par Aventures et Voyages, c’est 183 numéros entre juillet 1971 et janvier 1990. A l’origine, datant de 1967, la collection Collana Rodeo des éditions Araldo, qui deviendront Sergio Bonelli Editore, en Italie et « La Storia del West » la plus magnifique des sagas retraçant à travers l’épopée d’une famille de colons : les MacDonald liés aux Adams, toute l’histoire de l’Ouest américain, faisant revivre personnages réels et moments historiques.
Dans ce second opus, alors que ses parents reprennent la route vers de nouvelles terres texanes, le jeune Pat MacDonald veut retrouver son ami Kit Carson. Mais un certain général Santa Anna, dictateur du Mexique, menace les Texans qui réclament leur indépendance, 187 d’entre eux rassemblés dans une ancienne mission à Alamo…
Gino d’Antonio (1927-2006) nous laisse une œuvre vibrante, à présent colorisée, et voilà qui plaira à tous les amateurs de BD italiennes (fumettis), traduites pour la plupart dans les fameux pockets, se remémorant les souvenirs des kiosques et maisons de la presse aujourd’hui disparus.
Mais la fresque demeure et à la suite du premier volume paru en janvier 2025, j’attendais une suite, espérant que l’éditeur poursuive sa splendide initiative éditoriale.
Serge Perrotin et Alberto Foche
Couleur Simon Champelovier
L’INCA BLANC TOME 1
EDITIONS SOLEIL
En 1641 au Pérou, Werner de Hook est sur le point de retourner en Espagne, après six années de mission scientifique. Au désespoir de son aide Combas qui a hâte de repartir, il veut sillonner le fleuve Amazone pour le cartographier, quand il rencontre un Blanc étrange que l’on nomme Yurac Runa, dernier empereur inca.
Une perception inhabituelle et des paysages splendidement restitués dans tout leur mystère, flattés d’un graphisme élégant d’une extrême finesse. La déconcertante histoire d’un jeune bavarois entraîné à travers le monde, nous rappelant, honorés d’un scénario érudit, les guerres de religion qui ravageaient l’Europe.
Le Vendéen Serge Perrotin, né en 1962, a pas mal bourlingué et connaît bien cette Amérique du Sud où les Espagnols ont été les premiers occupants. Nous lui devons notamment le scénario de « Lance Crow Dog » (entre 1998 et 2022).
Alberto Foche né en 1979, fait partie de l’école espagnole et a beaucoup travaillé dans le comics chez Marvel.
Frédéric et Julien Maffre
Couleur : Julien Maffre, Bastien Bazar, Karamba Dramé et Croque-Forme
STERN tome 6 Hors du monde
EDITIONS DARGAUD
Après avoir tout perdu, se retrouvant à la rue, Elijah Stern accepte un engagement pour ce qui ne devait être qu’une simple transaction, traduire de l’espagnol, langue qu’il parle parfaitement. Mais le voilà embringué dans une affaire de trafic d’armes et, en tant que « caution », se retrouve sur une île à quelques encablures de Cuba.
Une communauté hétéroclite s’y est installée et Ana Maria va prendre soin de notre ami. Mais l’île est-elle vraiment aussi déserte que tout le monde pourrait le penser ?
Stern semble être un témoin de son temps, observateur et en même temps symbole d’un destin qui le mène dans l’invraisemblable et autant de situations cocasses, qu’il commente avec un certain recul. Un graphisme précis servi par une belle finesse de mise en couleur et toujours cette ironie de dialogues, reflet d’un homme cultivé, malheureux, rempli de pudeur. Un antihéros philosophe comme la BD en a rarement montré. Mais nous sommes désormais entrés dans la légende de Stern.
Jean-François Di Giorgio et Fabrizio Des Dorides
Couleur Garluk
WYOMING 1863 tome 2 L’arbre au pendu
EDITIONS SOLEIL
Emma Bridges est toujours à la recherches des individus qui ont enlevé ses deux filles, Ana et Clara. Bill dévoile ses réelles motivations, animé par la vengeance et Diego qui s'attaque au Creek ranch de Maxwell aura une mauvaise surprise.
Si des destins se croisent, le personnage féminin reste la clef de voûte de ce western intense et violent, dans le style réaliste et fiévreux du graphisme de Fabrizio des Dorides, né à Rome en 1987, prolifique dans sa maîtrise, travaillant notamment pour les éditions Bonelli et professeur d’art.
Jean-François Di Giorgio natif de Besançon, en 1961, devenu l’un des fleurons de la BD franco-belge, anime des Ateliers BD au Centre Belge de la Bande Dessinée, à Bruxelles et auteur de nombreuses séries.
Walter Guissard et Victor Coutard
CECILE LA SHERIF
EDITIONS CASTERMAN
Cécile, fille de procureur, fuit la France et une société refusant qu’elle puisse être magistrate. Elle arrive au temps de la ruée vers l’or en Amérique avec un musicien-poète, devient shérif à Mobile et ne tarde pas à se faire des ennemis, car elle veut lutter contre la corruption, découvrant que la justice du pays est expéditive.
Une histoire rocambolesque, pamphlet féministe griffu aux allures de cartoon et palette en manière de lithographie. Un Western burlesque et iconoclaste, mélangeant avec bonheur époques et personnages dans une forme engagée de revendication.
Corbeyran et Roman Surzhenko
RAY RINGO volume 1 La porte du diable
EDITIONS LE LOMBARD
En 1861, convoyeur pour la Wells Fargo, Ray Ringo décide de démissionner et se marier avec Lean, elle–même conductrice et blessée lors d’une attaque. Il devra effectuer un dernier voyage et emmener un proche de Lincoln. Mais le passé de la jeune femme va ressurgir et elle sera enlevée par une bande de Shoshones.
Un vibrant sens de la mise en scène et un beau relief conféré par un choix judicieux de couleurs, pour cette histoire qui est aussi le retour d’un grand cow-boy de papier de la BD belge.
Ray Ringo est apparu en 1965 dans le journal Tintin, créé par William Vance (1935-2018) alias William Van Cutsem. C’est deux ans plus tard que suivront trois albums (Piste pour Santa Fe, le serment de Gettysburg et Trois salopards dans la neige) avant deux intégrales, pour l’une des rares incursions dans le Western, de l’auteur de XIII, avec Marshal Blueberry en 1991.
Les amateurs seront sensibles à certains clins d’œil, comme l’ouverture sur fond noir, manière d’hommage comme un signe d’héritage.
Corbeyran et Roman Surzhenko
RAY RINGO volume 2 La captive
EDITIONS LE LOMBARD
Dans les Black Hills en plein hiver 1862, aidé par son ami indien, Ray suit la piste pour retrouver Lean enlevée par Nayati, guerrier violent et vindicatif. Bien que sous la protection du chef, elle doit sans cesse se méfier. Ray retrouve un de ses amis de West Point, le sous-lieutenant George Custer qui met ses éclaireurs crows à sa disposition.
Densité de la narration autour de portraits bien définis, apportant de surcroît une dimension supplémentaire au personnage. Un espace où les saisons sont parfaitement introduites, tout comme la psychologie des interlocuteurs, pour cette suite et conclusion d’une histoire tragique dont on ne s’attend pas du tout à un tel final.
Vincent Brugeas et Nicolas Siner
DIABLE PÂLE volume 1 Et pour quelques Winchesters de plus
EDITIONS LE LOMBARD
Taglito est blanc mais, élevé par les Apaches chiricahuas, grimé en usant de différentes identités, aidé par sa compagne Truth et Jo un ivrogne surgissant du passé du jeune homme, il va tout faire pour fournir des armes à la tribu de Pied Cassé. Mais un shérif plus malin que les autres se méfie.
Loin des codes du genre, avec un soupçon de « Mission Impossible », dans un style dynamique au trait épais, et aux visages expressifs, l’album démarre en pleine action, qui sera violente de bout en bout. Le dessinateur Nicolas Siner également en charge des couleurs, apporte aux paysages les tons chauds de l’Arizona.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour
LA VIE EXTRAORDINAIRE D’ARIZONA JOE
EDITIONS GRAND ANGLE
A New York en 1876, après la mort de sa mère, le jeune Newland Arrow, fils d’un riche banquier, monte subitement dans un train où il fait la connaissance d’un colosse, Arizona Joe, qui l’initie à la vie itinérante et aux codes du hobo.
Si le jeune homme retrouve plus tard son milieu aisé, il reprendra le nom de son ami disparu se faisant connaître dans des combats de rue clandestins.
A travers un sépia ponctué de quelques couleurs, une expressivité des regards, l’impossible dialogue entre un fils et son père, la rencontre de personnages fictifs écrasés par l’époque, trognes misérables survivant dans une cité violente, mais aussi John Pierpont Morgan, l’homme le plus puissant d’Amérique.
Dans un style personnel, de subtilités sensibles et touches délicates pour ce premier volume d’un diptyque, une légende encore jamais racontée, mieux encore, c’est ainsi qu’elles naissent.
Patrick Prugne
CHEYENNE
EDITIONS DANIEL MAGHEN
Pendant la guerre civile, les deux fils de William Bent, Charley et George sont de retour au ranch. Prisonniers chez les Nordistes, ils ont été libérés sur parole de ne plus porter les armes contre les Yankees. S’ils sont tous deux métis, Charley n’a qu’une hâte : rejoindre sa mère Owl Woman au camp de Black Kettle, et redevenir Black Bird. Mais en cette année 1864, un drame se joue dans l’ombre…
Faisant revivre tous les personnages de la guerre des Indiens des plaines, conflit qui leur sera fatal, c’est aussi à travers le destin de Black Kettle, qui échappera au massacre de Sand Creek en 1864, pour périr sur les bords de la rivière Washita quatre ans plus tard, que l’auteur donne une respiration à tous les acteurs d’une tragédie qui verra bannir l’existence d’une civilisation entière, malgré quelques traités : celui de Horse Creek en 1851 (premier traité de Fort Laramie), ou de Fort Wise en 1861 les Indiens abandonnant les terres cédées par le premier accord.
Patrick Prugne apportant toute la douceur du pastel de ses aquarelles, nous transporte vers des paysages immenses et des ciels riches comme des corbeilles de mariage, ainsi que l’écrivait Jules Laforgue.
Kid Toussaint et Miss Prickly
GRAINE DE VAURIEN
EDITIONS GRAND ANGLE
Le jour de la pendaison du sinistre Warlock dans la petite ville de Salina, des enfants s’amusent comme des enfants quand ils imitent les adultes, mais une blague se transforme en drame tragique et stupide, avec la mort de l’un d’entre eux et qui les marquera pour toujours.
Le bandit à réussi à s’échapper et les années passent. ils prennent tous des chemins différents, destins parfois brisés des deux côtés de la loi. Quand, un jour, le passé se rappelle à eux…
Un narratif intense se développant sur plusieurs années, et qui n’est pas sans rappeler « Mystic River » (2003) de Clint Eastwood.
J’aimerais profiter du moment portant l’accent sur un éditeur qui nous surprend souvent, gratifiant d’ambition la BD Western.
Philippe Pelaez et Hugues Labiano, couleur Jérôme Maffre
AU SUD, L’AGONIE
EDITIONS GLENAT
Dans les années 1920, soixante ans après la guerre civile, la Georgie vit sous les règles de la ségrégation et des conventions bien établies entre Blancs et Noirs. Si la ville de Savannah est dirigée par l’ambigu pasteur Leer, le jeune Zacharie, métis et provocateur, refuse l’ordre établi.
L’agent David du Bureau of Investigation enquête sur le lynchage d’un nommé Malcolm, tandis que Travis Hart s’évade du pénitencier, faisant resurgir les vieilles rancunes et l’ombre du Ku Klux Klan.
Texte puissant et dialogues étoffés habités de silence, servis par un graphisme riche de subtilités, animant des personnages complexes dans une véritable construction littéraire, entre Faulkner et James Lee Burke.
Philippe Charlot et Miras
Héros de guerre
JOHNNY CLEM
EDITIONS GRAND ANGLE
En 1861 dans l’Ohio quand la guerre civile éclate, le petit John Klem âgé de 9 ans qui a perdu sa mère l’année précédente, décide de quitter père, frère, sœur, sa ville de Newark et sans regret une belle-mère pour s’engager dans l’armée de l’Union. Au début brocardé, c’est à force d’obstination qu’il devient tambour puis nommé sergent à 12 ans, avant que le gouvernement n’interdise l’engagement des mineurs.
Finement racontée, l’histoire vraie de celui qui deviendra John Lincoln Clem (1851-1937), le souvenir des terribles batailles de Shiloh et Chickamauga, et un destin particulier puisque revenu dans l’armée à l’âge légal, il prendra sa retraite en 1915 comme général de brigade sans jamais perdre ce regard de petit garçon
Philippe Pelaez et Olivier Frazier, couleur Raphaël Bauduin
Héros de guerre
AUDIE MURPHY
EDITIONS GRAND ANGLE
Tous les cinéphiles se souviennent de « L’Enfer des hommes » (To Hell and Back) de Jesse Hibbs sorti en 1955, inspiré de la vie de celui qui aura été le soldat de plus décoré de l’armée, et un spécialiste du Western : Audie Murphy (1924-1971).
Issu d’une famille pauvre du Texas, il exerce plein de petit boulots pour aider les siens avant de mentir sur son âge pour s’engager en 1942, participant à la campagne d’Italie sous les ordres de Patton, avant celle de France.
L’album s’ouvre dans les années soixante, les problèmes liés au syndrome post-traumatique, puis se déroule comme un flashback à partir des événements depuis Pearl Harbor.
Entre 1948 et 1969, Audie Murphy aura tourné cinquante films, avant de périr dans un accident d’avion..
Tom Graffin et Jérôme Ropert, Thibault Descamps,
couleurs Sébastien Bouet
DRED SCOTT Volume 2 l’Empire invisible
EDITIONS GRAND ANGLE
1893. Dred, sauvé par Margaret Bellemont, entretient avec elle une relation intime et secrète. Mais la reine de la pègre régnant sur le manoir Van Cortlandt, veut retrouver le collier de la liberté qu’elle a porté dans sa jeunesse, troqué par Benjamin Franklin et volé par les Yankees. Le bijoux fait l’objet de nombreuses convoitises. Entre la ligue de la Cause et un prêtre grand cyclope de l’empire invisible, le financier Vanderbilt et Tammany Hall, pouvoir à l’intérieur du pouvoir.
Fin graphisme pour ce final traduisant un contexte politique complexe, peinture sociale où surgissent les souvenirs de la guerre civile. Le pouvoir et l’argent. Rien n’a changé.
Matthieu Bonhomme
LA LONGUE MARCHE DE LUCKY LUKE
EDITIONS LUCKY COMICS
Lucky Luke est chargé par un riche homme d’affaire, de retrouver un enfant, son neveu autrefois enlevé par les Pieds Bleus. Il fait appel à Jeremiah Johnson pour l’aider à trouver la tribu belliqueuse. Mais là, une surprise l’attend et une toute autre histoire que celle qui lui avait été contée, tandis que les Indiens se révoltent contre la destruction de la forêt. Le chef Lance-De-Bois ouvre les yeux de notre cow-boy solitaire, sur une sombre affaire d’héritage et une nouvelle mission s’offre à lui. Mais la route sera longue avec un ado au caractère bien trempé.
Dans un style personnel et réaliste, l’auteur nous livre un troisième album délicat, bourré de références aux 7° et 9° Art. Associant finesse de son trait, douce clarté des couleurs et force de la mise en scène, il nous entraîne dans un Western plein de rebondissements, réussissant l’exploit de l’originalité associée à la fidélité, poussant le curseur de la psychologie du personnage. Et quatre silhouettes se reconnaissent immédiatement dans le dynamisme d’un aventure enneigée. Fameux et émouvant.
Paula Lomas d’après le roman d’Isabel Allende
FILLE DU DESTIN
EDITIONS LE LOMBARD
En 1832 au Chili, un bébé trouvé est adopté par une sœur et son frère britanniques. Bercée par l’amour de Mama Fresia, sa nourrice, Eliza devient adulte et tandis que l’on veut la marier, tombe amoureuse du jeune Joaquin qui part en Californie. Elle fera tout pour le retrouver, exerçant tous les petits métiers, toujours travestie en homme.
Album ambitieux au graphisme épuré, adaptation en toute délicatesse d’un grand roman qu’elle transforme en fresque.
Rhéa Dufresne et Marina Léon
Chroniques de Fort Milton
AU GALOP RODRIGUE !
EDITIONS LES 400 COUPS ( à partir de 7 ans)
Rodrigue apprenti shérif, se voit confier par le shérif Barnabé, la mission de capturer Julius-le-Rustre qui multiplie les calamités dans la paisible ville de Fort Milton. Quand le jeune garçon découvre avec effroi qu’il est allergique aux chevaux, il doit se trouver une nouvelle monture jusqu’à concevoir un destrier inattendu.
Une histoire dans la bonne humeur qui nous vient du Québec, et plaira aux petits
Son Of A Gun
Par Philippe PELAEZ au scénario et Sébastien CORBET au dessin & couleurs
LE PITCH : Un shérif improvisé, une prime colossale et… la chèvre la plus futée de tout le Far West.
Dans le Mexique poussiéreux des pistoleros et des bandits, Kentucky T. McBride n’a qu’une certitude : l’argent est toujours du bon côté du colt. Fraîchement élu shérif d’une ville qu’il vient de braquer, il élimine ses complices, encaisse la prime… et se lance à la poursuite du dernier voleur en cavale.
Mais les choses se compliquent lorsqu’il croise la route d’une chasseuse de primes intraitable, d’un nain bavard et d’une chèvre qui pourrait tout faire basculer.
La cavale se transforme alors en une course effrénée pour mettre la main sur un trésor aussi explosif que convoité.
Au final : un western jubilatoire et pas mal déjanté ; ''Son of a gun'' a un pied dans la parodie et l'autre dans le pastiche.
Des personnages humains ou animaux assez hors normes évoluent sur un scénario aussi inventif que décalé sur un graphisme pour le moins original.
120 pages - 19,90 € - Sortie nationale le mercredi14 janvier 2026
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